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DE QUOI CA S'AGITE ? NARC @Ocean Software (1990)
NARC est un jeu vidéo créé par la société américaine Williams Electronics Games, sorti en 1988 sur borne d'arcade. Fort de ce succès, il a été adapté sur CPC deux ans plus tard, et je vous propose un petit test spécialement pour Crack’n Rom :

QUI, QUE, QUOI, QUAND, OU ?
Nous sommes en présence d’un Run and gun à défilement horizontal, où nous avons la possibilité de jouer seul ou à deux simultanément. Le scénario reste très simple : on y incarne les officiers Max Force et Hit Man, membres de la brigade des stupéfiant Narc, leur mission est de démanteler un vaste réseau de trafic de drogue dirigé par un criminel surnommé Mr. Big, le baron du cartel de KRAK. Pour cela il faudra progresser dans les rues urbaines en affrontant dealers, toxicomanes et autres criminels à l’aide d’une mitraillette et d’un lance-roquettes.
Je vais vous parler de la pochette du jeu car elle donne immédiatement le ton avec une atmosphère sombre et violent, typique des films d’action des années 80, plongeant le joueur dans l’ambiance du jeu avant même d’y avoir joué. À noter également une jolie notice colorée, claire et bien explicative, ce qui est toujours appréciable.


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JOUABILITE ?
On arrive sur l’écran-titre, où les deux héros lourdement armés posent autour d’une Porsche décapotable rose, encadrés par leurs ennemis. L’ensemble est soigné, très coloré, et porté par une musique ( NDLR : à écouter en cliquant sur la barre espace du CPC 464 un peu plus haut 😉 ) qui balance instantanément une vibe ultra dynamique … avec une furieuse envie de tout casser !! On accède ensuite à un menu simple et épuré, qui permet de sélectionner les commandes et de jouer seul ou à deux. Le gameplay est simple, on tue tout ce qui bouge sur un défilement horizontal, de gauche à droite. La première surprise est l’absence totale de musique durant le jeu et pire encore aucun effet sonore, un silence totalement incompréhensible et inacceptable pour un jeu de 1990….
Ensuite vous devrez procéder à des arrestations, qui se déroulent d’une manière assez particulière : à certains moments du tableau, l’ennemi apparaît de face ou de dos et sans arme. Il faut alors rester brièvement à ses côtés pour que l’arrestation se fasse, une tâche loin d’être évidente lorsque vous êtes simultanément sous le feu ennemi.
La prise en main est assez facile, mais la jouabilité est d’une lenteur assez incroyable, heureusement le scrolling ne saccade pas. Le joueur peut sauter ou s’accroupir pour éviter les tirs, mais là encore, la lenteur des mouvements et le fait de devoir appuyer simultanément sur deux touches rendent l’exécution peu agréable, ce qui devient vite frustrant. Pour éliminer les ennemis, on dispose d’une mitraillette et d’un lance-roquettes, mais il faut être parfaitement aligné pour les toucher. De plus, les tirs de mitraillette se résument à un simple pixel, mes yeux ont vite vrillé avec tous ces paramètres 😅


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À chaque ennemi éliminé, celui-ci laisse derrière lui des munitions, des roquettes, de la drogue ou encore des billets, qu’il est essentiel de récupérer pour pouvoir progresser. Il est également nécessaire de collecter des cartes de sécurité afin d’accéder aux niveaux suivants.
L’écran de jeu est finalement assez restreint, puisqu’une partie est occupée par l’affichage des objets collectés, des ennemis arrêtés, des vies restantes, des cartes de sécurité récupérées, ainsi que d’un scanner permettant de localiser les ennemis. Pour ce dernier j’ai encore du mal à en voir l’utilité, car les adversaires arrivent des deux côtés : on n’a pas vraiment le temps de consulter le radar et rester concentré sur ce qui se passe en face pour pouvoir tirer au plus juste.

Le jeu comprend 7 missions réparties sur 12 lieux urbains différents, dont certains contiennent des portes donnant accès à de petits sous-niveaux :




Mission 1 : La rue des junkys et la station de métro.
Mission 2 : Krack street et le laboratoire de drogue.
Mission 3 : Le pont.
Mission 4 : Les rues de Sunset Strip et l’entrepôt de ferraille.
Mission 5 : Devant la crèche Skyhighs et dans la serre.
Mission 6 : Le centre-ville et le bureau de Mr Big
Mission 7 : Le sanctuaire de Mr Big

Entre chaque mission, un écran en mode 1 présente le nouveau Boss, avec une réalisation soignée.


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Le niveau de difficulté reste correct, surtout une fois qu’on a compris qu’il est possible de progresser sans éliminer systématiquement tous les ennemis. Le système de carte, en revanche, peut rapidement devenir déroutant. Mais hormis le changement de décors et des ennemis le jeu devient surtout vite répétitif et manque de relief. Arrivé au dernier niveau, le joueur devra affronter Mr Big, un boss effectivement représenté par un sprite… imposant. Le combat final se déroule en deux phases : une première confrontation contre la tête de Mr Big dans sa forme principale, puis une seconde contre sa tête de squelette bleu. Un écran de fin de jeu nous est proposé, mais il se résume en réalité à un simple message assez minimaliste


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GRAPHISMES ET AMBIANCE ?
Les graphismes en mode 0 proposent des environnements variés et globalement plutôt soignés, avec un vrai effort de mise en scène. En revanche, du côté des sprites. Max Force et Hit Man sont à peine reconnaissables lorsque plusieurs sprites ennemis sont à l’écran, tout se mélange, et l’ensemble vire rapidement au fouillis visuel. On se retrouve face à un bordel de pixels difficile à lire, donnant une impression de chaos plus que de clarté, d’autant plus qu’à un certain moment, certains ennemis ont la même couleur que notre personnage.
On retrouve tout de même quelques animations plutôt fun, dans un esprit très jeu vidéo arcade : les explosions au lance-roquettes, les poubelles projetées, ou encore la voiture sur le pont qu’on peut emprunter pour boucler la mission 3 (niveau 5). Le jeu propose aussi une bonne variété de sprites ennemis, sans oublier la présence de chiens qui viennent pimenter l’ensemble.


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CONCLUSION ?
En conclusion, entre la couverture, l’écran-titre et la musique d’intro, je m’attendais à un jeu beaucoup plus réussi et agréable à jouer. Malheureusement, une fois en jeu, l’expérience se révèle assez confuse : manque de fluidité, sprites qui se chevauchent et prise en main de certaines commandes renforcent cette impression de désordre, malgré des décors variés qui auraient pourtant pu apporter davantage de lisibilité et de rythme.
C’est d’autant plus regrettable que le mode à deux joueurs est plutôt sympa et aurait pu être un vrai point fort. Cependant, à l’écran, l’ensemble devient vite une véritable “bouillie de pixels”, surtout sur un écran assez réduit. Le gameplay, de son côté, souffre également d’une certaine répétitivité qui finit par lasser assez rapidement. À cela s’ajoute l’absence totale d’effets sonores, ce qui donne une impression d’inachevé et retire beaucoup d’impact à l’action. Ce choix paraît d’autant plus difficile à comprendre qu’on pourrait presque penser que faire appel à un musicien à l’époque représentait un coût prohibitif 🙄
Même si la version CPC conserve l’essentiel du jeu, elle reste techniquement inférieure à l’arcade, avec des limitations qui nuisent au dynamisme et à la lisibilité.

LA PETITE ANECDOTE :
Jeu d'arcade de 1988 conçu par Eugene Jarvis pour Williams Electronics et programmé par George Petro. Il fut l'un des premiers jeux vidéo ultra-violents et une cible fréquente des critiques parentales à l'encontre de l'industrie du jeu d'arcade. En effet les ennemis explosant en morceaux, des junkys errants et le fait de récupérer de la drogue étaient des sujets sensibles à la fin des années 80. D’autant plus que les graphismes digitalisés (quasi photographiques) rendaient la violence plus réaliste et choquante que les sprites classiques.

TELECHARGEMENT ? NARC est disponible sur CPC Power en cliquant ( ICI ) Arriverez vous à démanteler le réseau de Mr Big ?

LE LONGPLAY : Découvrez le longplay de Narc sur la chaine youtube de Amstrad Maniaque.

NOUVEAU : Tu peux dorénavant tester ce jeu directement en ligne ( ICI )

GARCON LA NOTE S'IL VOUS PLAIT ? Et non avec Drik pas de notes mais un test super complet, au pixel pret !

Drik of Crack'n Rom


Crack'n Rom Nostalgie