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Juillet, 2026
By Toug

Puzznic


Ecouter la musique du jeu en cliquant sur la barre espace du clavier

DE QUOI CA S'AGITE ?
À la base, Puzznic, c’est une borne d’arcade Taito sortie en 1989. Le Museum of the Game la référence notamment dans une configuration bartop : une demi-borne de comptoir, compacte, bien dans l’esprit des salles d’arcade japonaises où la borne n’est pas seulement une machine, mais un petit théâtre à vraies pièces.
Pour la version CPC, comme pour la plupart des portages micro occidentaux, c’est Ocean Software qui s’y colle en 1990. Quant aux versions japonaises, elles ont parfois gardé la saveur de la borne originale, pensée pour un marché bien particulier : le jeu pouvait récompenser le joueur en retirant des briques du fond d’écran, dans un but que la version CPC a prudemment laissé hors champ. J’y reviendrai à la fin, un peu comme un bonus mérité, si vous arrivez à me lire jusque-là !
Je me souviens être tombé dessus au début des années 90, lors d’un échange de disquettes par courrier. La bonne époque : un timbre, une enveloppe, un peu de patience, et parfois une vraie surprise à l’arrivée. Franchement, Puzznic en faisait partie. Un jeu de réflexion sans prise de tête, pas de gros méchant à buter, pas de galaxie à sauver, juste mon cerveau contre mon CPC. Amen !
Alors pour replonger dedans, petit détour par CPC-POWER, récupération d’un .dsk propre, et me voilà prêt à fumer les quelques neurones qu’il me reste.

QUI, QUE, QUOI, QUAND, OU ?
Attends, avant de démarrer, je t’explique les règles du jeu. Elles sont simples, du moins sur le papier : dans chaque tableau, tu dois éliminer tous les cubes en réunissant ceux qui portent le même symbole. Deux cubes identiques qui se touchent et hop ils disparaissent, et si tu arrives à en regrouper davantage d’un coup, c’est encore mieux pour ton score.
Le piège, c’est de ne jamais laisser un cube orphelin dans un coin. Parce qu’un cube tout seul, sans copain pour lui tenir compagnie, c’est une vie de cramée. Dans certains tableaux, des éléments bougent de haut en bas ou de gauche à droite : sers-t’en pour déplacer tes cubes, contourner les blocages, et laisser la gravité faire son petit numéro.
Et ce n’est pas tout, parce qu’au milieu de ce joyeux bordel, tu as aussi un joli compte à rebours pour bien te mettre la pression. Sur les premiers tableaux, le jeu te laisse une minute. Plus tu avances, plus il te rajoute du temps. Dit comme ça, ça ressemble à de la générosité.
Sauf que non. Si Puzznic te donne quelques secondes de plus, c’est surtout parce que les tableaux deviennent plus tordus, plus vicieux, et qu’un simple cube mal placé peut te cramer une vie de plus.
C’est bon, j’ai mon beau .dsk tout neuf ! Après le chargement de l’écran titre, avant même de foncer tête baissée dans le menu, prends quelques secondes pour écouter la bande-son de Jonathan Dunn ( NDLR : A écouter absolument en tapotant la touche espace du clavier CPC 464 situé plus haut dans ce test ). Pour un jeu de réflexion, ça pose tout de suite l’ambiance. On est bien, Tintin.

JOUABILITE ?
Dans le menu, tu peux choisir de jouer au joystick ou au clavier, avec des touches à définir. Puis, avant chaque tableau, un arbre de niveaux apparaît à l’écran. Il est couché, certes, mais il te montre bien le chemin à parcourir jusqu’au sommet. Pour te la faire courte : 144 niveaux, soit 36 tableaux multipliés par 4 parcours. De quoi occuper quelques longues journées… mais par pitié, laissez-moi revenir à mes jeux de baston et à mes shoot ’em up, parce que là, mon cerveau a tout cramé. Je crois même qu’un Airwolf me reposerait !



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Le truc à savoir avant de paniquer


Pendant la partie, tu as accès à une pause, et dans ce sous-menu se cache une option bien pratique : Retry. Elle te permet de recommencer le tableau si tu as fait une erreur fatale, sans attendre bêtement que le chronomètre arrive à zéro pour te retirer une vie.
Tu as droit à trois Retry, autrement dit trois vies. Autant dire qu’il ne faut pas les balancer n’importe comment. Et évidemment, la pause peut aussi servir si ta vieille prostate commence à faire des siennes, ou si ta moitié débarque pour te raconter sa journée de boulot en mode conférence longue durée (bla, blabla, bla…).


Regarde ci-dessous, voici le niveau 1 en image !


GRAPHISMES ET AMBIANCE ?
À gauche, tu as le score. Franchement, faire du scoring dans ce type de jeu, je m’en moque un peu : ici, ce qui compte vraiment, c’est d’avancer sans faire n’importe quoi. Juste en dessous, le chronomètre te rappelle que ta petite vie de joueur ne tient qu’à quelques secondes mal négociées.
Avant d’arriver sur le tableau, l’arbre de progression t’avait déjà accueilli avec son message en capitales : “PLEASE SELECT THE NEXT PROBLEMS!”. Traduction maison : choisis ta prochaine source d’emmerdes. Déjà, quand un jeu appelle ses niveaux des “problems”, tu sens qu’il n’est pas venu t’offrir des fleurs
En bas à gauche, une fenêtre t’indique les cubes à éliminer. Une fois le ménage fait, ces compteurs disparaissent, signe que tu as bien nettoyé le tableau et que tu peux passer au suivant..


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C’est comment qu’on joue ?


Simple : tu déplaces ton curseur jusqu’au cube que tu veux bouger, tu maintiens Fire pour le sélectionner, puis tu le fais glisser vers la droite ou vers la gauche. Haut et bas ? Oublie. Ici, les cubes ne montent pas par magie parce que monsieur l’a décidé.
Pour changer de hauteur, il faut utiliser les éléments mobiles du tableau, les plateformes qui bougent, et surtout cette bonne vieille gravité qui finit toujours par avoir le dernier mot. Quand ton cube est au bon endroit, tu relâches Fire, et tu pries pour ne pas avoir créé un futur drame deux coups plus loin.
Le jeu ne te pardonne pas grand-chose. Si le compte à rebours arrive à zéro, tu perds une vie. Si tu fais une manipulation fatale et que tu ne peux plus revenir en arrière, même tarif. Et si un cube se retrouve tout seul, sans symbole identique pour lui sauver la mise, là encore, c’est une vie qui saute.
Une fois tes trois vies cramées, c’est Game Over. Heureusement, Puzznic n’est pas complètement sadique : tu peux relancer une partie depuis n’importe quel point de l’arbre de niveaux déjà atteint, tant que ton CPC — ou ton émulateur — n’a pas été éteint. Ça évite de repartir du tout début, et franchement, vu le programme, ce n’est pas du luxe.

Comme dirait Hubert :

« C’est l’histoire d’un cube qui tombe d’un tableau de 144 levels. Le cube, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

CONCLUSION ?
Mon petit conseil : mémorise bien tes actions sur chaque tableau si tu veux progresser le plus loin possible. Quand tu as un cube dans le curseur, donne de légers à-coups avec le joystick ou les touches gauche/droite, parce que le jeu a tendance à être un peu sensible. Avec un peu d’entraînement, tu finiras par le sentir.
Le jeu est fluide, les graphismes sont simples mais lisibles, et les bruitages font le boulot. Rien qui t’explose les mirettes, mais tout ce qu’il faut pour rester concentré sur le vrai problème : ne pas poser ce satané cube au mauvais endroit.
Je recommande vivement ce titre. Et « Bon chance », comme on dit chez nous !
Je dois t’avouer un truc : j’ai dû faire une quarantaine de tableaux, pas beaucoup plus. Je ne suis pas fan des options vies infinies ou temps infini, souvent proposées par nos amis crackers/déplombeurs, parce que ça casse un peu le plaisir de jouer proprement. Mais pour un jeu comme Puzznic, où tu peux te retrouver coincé par une erreur commise trois déplacements plus tôt, ça peut aussi servir à explorer, comprendre, et voir un peu plus loin que son dernier Game Over.


Alors, triche utile ou sacrilège au joystick ? À toi de voir.


LA PETITE ANECDOTE :
Je te parlais au début de la saveur particulière de la borne japonaise. C’est mon ami Slype qui m’a raconté et montré ça, parce que, moi, les machines japonaises un peu exotiques, je les regarde encore avec une lampe torche et un dictionnaire. Et là, on y est.
Dans sa version arcade d’origine, Puzznic ne se contentait pas de te faire disparaître des cubes : il faisait aussi disparaître les briques du décor. À chaque tableau réussi, une partie du fond s’effaçait, petit à petit, jusqu’à dévoiler entièrement la photo d’une fille carrément à poil à la fin du niveau. Là, on n’est plus sur un bonus score ou une petite étoile qui clignote : c’est une récompense adulte, très salle d’arcade japonaise de la fin des années 80. Tu transpires, tu claques tes pièces, tu résous tes puzzles… et le jeu te remercie à sa manière, jusqu’à ce que tu n’aies plus une seule pièce en poche. Parce qu’au fond, c’est bien le but de ces bandits manchots électroniques.
Là où l’histoire devient encore plus croustillante, c’est qu’il existe une version FM Towns, le micro japonais haut de gamme de Fujitsu, qui reprend cette idée de très près. Ving n’a pas livré un simple portage poli pour faire joli dans la vitrine : cette version ressemble à un vrai prolongement domestique de la borne japonaise. Même logique de jeu, même parfum arcade, même bonus “jolies filles”… avec une option pour le désactiver si tu veux une partie plus sage en famille. En clair, tu peux jouer à Puzznic en mode arcade japonaise assumée, ou refermer pudiquement le rideau.
À côté, la PC Engine fait presque figure de cousine présentable : quelques illustrations manga, plus sages, moins sulfureuses. Sympa, certes, mais ce n’est pas là que se trouve le vrai trésor. Le vrai parfum de la borne, celui qui mélange puzzle malin, pièces de monnaie et récompense interdite aux regards trop pressés, c’est du côté de l’arcade japonaise et du FM Towns qu’il faut aller le chercher. Comme quoi, derrière ses cubes bien rangés, Puzznic avait planqué un petit bout de culture arcade japonaise que nos versions micro occidentales avaient soigneusement laissé derrière le rideau. Et Slype avait bien raison quand, en apprenant que je préparais le test de ce jeu, il m’a glissé : “Tu vas voir, le ‘nic’ de Puzznic est bien plus ‘nic’ que tu ne l’imagines.” Effectivement, j’étais loin de penser que ce petit puzzle-game était aussi chaud au pays du Soleil-Levant.


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TELECHARGEMENT ? Puzznic est disponible sur le CPC Power de Kukulcan en cliquant ( ICI ) Vous restera t il assez de neurones après un partie ?

LE LONGPLAY : Découvrez le longplay de Puzznic sur la chaine youtube de CholoCPC.

NOUVEAU : Tu peux dorénavant tester ce jeu directement en ligne ( ICI )

GARCON LA NOTE S'IL VOUS PLAIT ? Avec Toug, y'a toujours pas de notes mais une tres belles découverte ...

Toug of Cpc Fanz Bzh & Crack'n Rom


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